Quelques éléments de la Police nationale congolaise (PNC) déraillent de plus en plus dans la gestion de la tâche lui confiée par le gouverneur Gentiny Ngobila. Des jours passent, des actes répressifs s’enregistrent à Kinshasa.

Un policier a tiré sur une femme enceinte dans le quartier camp-Luka dans la commune de Ngaliema dimanche 10 mai dernier. Et ce, parce qu’elle n’avait pas porté son cache-nez.

Dénonçant cet acte de la police, une habitante de ce quartier, témoin du drame qui a requis l’anonymat, s’insurge contre ce dérapage.

« Trop, c’est trop, l’affaire cache-nez est devenue une coopération pour les policiers qui n’hésitent pas à tirer sur des civils. La police a tiré sur une femme enceinte parce qu’elle n’a pas porté un cache-nez. Elle a reçu une balle aux côtes. Nous sommes fatigués ici au camp-Luka », s’est-elle plaint lors d’une interview accordée à Infos-droitpourtous.net ce lundi 11 mai 2020, avant de poursuivre :

« Elle revenait du marché, et elle a croisé sur son chemin les policiers du sous-ciat », témoigne-t-elle.

« Et comme elle n’avait pas de cache-nez, ces policiers voulaient qu’elle paie 5000fc. Elle en manquait et après discussion, un policier a ouvert le feu sur elle. Puis, il a pris la fuite, on l’a pas arrêté. Cette police de « Toza Obika » ne fait rien si ce n’est qu’arrêter les jeunes garçons qui ont des tatouages », conclut-elle.

Signalons que cette femme se trouve à l’instant au camp-Kokolo pour des soins, mais elle est prise en charge par sa famille.

Joël Mesa Nzuzi

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